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WODAABE DANSE AVEC LE CIEL // Tinder des nomades

 

C’est en faisant défiler nonchalamment mon fil d’actualité que je tombe sur une vidéo des Wodaabe. Et là, BOUM : coup de foudre. J’ignorais qu’il était possible de rassembler autant de belles personnes dans une si courte vidéo.

MAIS QUI SONT-ILS ?

 

 

 

 

Les Wodaabe sont un regroupement de nomades et marchands du sud de Sahel, Niger, et nord-est du Cameroun. Conscients de leur beauté intersidérale, ils se réunissent aux portes du désert à Agadez pendant six jours et six nuits, à la fin de la saison des pluies ; et célèbrent la beauté, le pouvoir sexuel et le printemps, par une sauterie appelée le Worso (fête du Printemps), où ils dansent le Geerewol. Tout au long de l’année, les plus jolis garçons confectionnent leur tenue de cérémonie : pimpage ultime. Amulettes, colliers de perles, plumes d’autruches, pigments de couleurs, coquillages, parfois même des objets recyclés. Tout pour mettre en valeur leur beauté fatale.

 

 

«Tu m’as donné de la crasse et j’en ai fait de l’or» : le peuple n’a pas beaucoup de richesses, donc l’art et la beauté sont les piliers de leurs valeurs.

 

 


(c) Mario Gerth

 

Tous ces beaux mâles se mettent sur leur 31 pour la simple et unique raison d’attirer les femmes. Les codes esthétiques sont stricts : visages ovales, traits fins, nez minces et longs, dents blanches et régulières. Leur maquillage n’est autre que du beurre étalé comme fond de teint, les sourcils et lèvres sont prononcées avec du charbon.

 

Ils se tiennent en ligne, sur la pointe des pieds, font vibrer leur corde vocale et exposent le blanc de leurs yeux et leurs dents scintillantes, signe de bonne santé. Leur grâce sera mise en valeur par la tension de leur visage. Certains consomment des plantes psychotropes, ce qui leur permet de les extraire de leur rigidité.

 


(c) Mario Gerth

 

Certains, par pure jalousie pour leur voisin canon, mettent du poivre au bout de leur plume d’autruche, pour qu’il rougisse de l’œil. Dans quel cas celui-ci sera disqualifié. Pour être choisi, l’homme doit savoir danser le yaake, reproduction de la parade d’un oiseau du Sahel.

 

« Nous portons tous du maquillage et des jolis vêtements. Mais la chose que je préfère est de trouver d’autres femmes et de les emmener dans les buissons », révèle un homme fier qui a volé 30 femmes mariées.

 

Cette masse de testostérone délicieuse se passe devant une ribambelle de sublimes femmes qui les reluquent, puis s’avancent, et baissant les yeux avec pudeur, élisent le bel homme avec qui elles ont envie de faire l’amour. Mariées ou non, elles peuvent sélectionner un amant ou un fiancé. Les femmes non mariées sont autorisées à prendre leur pied quand elles le désirent. Elles décident de l’avenir de la communauté et sont autorisées à avoir plusieurs maris. Les mariés restent ensemble, jusqu’à ce que la femme tombe enceinte ; elle retourne alors chez sa mère pendant 3 à 4 années et devient une boofeydo : « quelqu’un qui a fait une erreur ».

 

 


(c) Mario Gerth

 

Cette teuf printanière est une opportunité pour les jeunes de se rencontrer, et de partager leur culture et leur héritage commun.

 

« Pour nous, danser est un moyen d’aller dans une autre lignée. Emmener de nouvelles femmes, c’est emmener une nouvelle vie dans notre campement. », témoigne un père de famille Wodaabe.

 

« Si une femme trouve son marie moche, elle ira chercher un autre, pour avoir une descendance plus correcte. Certains maris refusent que leur femme assiste au Geerewol. Et le mari prend des potions d’amour pour que la femme s’habitue à eux. », dit l’une des femmes de la tribu.

 

 


(c) Mario Gerth

 

 

Honnêtement, j’attends toujours de voir, en allant en soirée, une ribambelle d’hommes maquillés prêt à nous faire la cour en dansant le yaake. J’ATTENDS DE PIED FERME. YALLAH.

 

Pour en voir plus, le documentaire de Werner Herzog : « Woodaabe, les bergers du soleil »

 


Vie à la ferme

WODAABE DANSE AVEC LE CIEL // Tinder des nomades

Par basma otmani

Mar 2018


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