Qui sommes-nous ?
Instagram
Facebook
Mail nous

LA RELEVE & FRIENDS : bienvenue en backstage

Il est difficile pour moi de vous parler de La Relève. Amis, collègues, partenaires, acolytes… Beaucoup d’angles possibles pour une définition stricte. À défaut d’une présentation traditionnelle, je vous invite à me suivre pour découvrir  les dessous coquins de notre partenaire de la première heure.

 

Relève : Nom féminin désignant le remplacement d’une entité par une autre. Avec plus de 70 groupes bookés à leur actif, ils représentent un pan important de la scène rock-psyché-garage de Paris. Mais le pari ne s’arrête pas là. Prog pluri-disciplinaire, ils marient live art, photo, tattoo, dessin, textile, alcool…

 

 

***

Il est 15h. Le Bus Palladium s’éveille et balance les Friends. Bad Pelican, Spa Massage, Veenus et Sheitan & the Pusssy Magnet s’activent. Je débarque sur les coups de 17h pour donner un coup de main ou observer les préparatifs, à l’heure du goûter et des premières bières. Tout juste le temps de faire l’état des lieux de ces 3 ans de teuf perpétuelle.

 

Le projet est né autour de Sarah, R.P. au Bus et diplômée en communication. Elle est la première base de l’orga. À ses côtés, Nico, d’abord dans l’ombre, se dégage comme une épaule indispensable de la programmation. Aigle à deux têtes, ils réfléchissent ensemble à l’élaboration des soirées.

 

 

 

Quelle impulsion dans cette création ? Quelles évolutions ? 

 

« Sarah : L’organisation n’était pas prévue pour durer dans le temps. On s’est lancés presque sur un malentendu, par une demande du Bus sur une soirée Tattoorialist. L’idée d’ouvrir la scène du Bus aux petits groupes est venue rapidement, motivée par la déception des scènes tremplin gâchées par la logique d’argent et de quota. On avait envie de retrouver cet esprit-là, plus à l’arrach’, en combinant d’autres arts. L’état d’esprit est resté mais notre façon de travailler a évolué. On pensait le faire deux trois fois sans avoir l’énergie de le développer aussi fréquemment.

 

Nico : On pensait pas continuer au même endroit ni agrandir l’équipe. Mais le Bus nous a accueilli, depuis on a fait jouer presque 80 groupes. On est très fiers. La plus grande des fiertés, ça a été la demande de groupes pour bosser avec nous. On a beaucoup galéré au début dans la recherche de groupe qu’on voulait lancer. À l’exemple de groupes fétiches, certains sont devenus des potes.

 

Sarah : On pensait changer de nom, de concept. En fait non. La fan-base a suivi.  »

 

 

 

QUI SONT LES FRIENDS ? 

Je retrouve Allah Chernetska alias Marga au milieu du 2nd show. Je le sais d’expérience, les places se font vite rares auprès d’elle, pour les vieux dandys comme les minettes qui s’amassent près du flanc gauche. FRIEND de la Relève, habituée de Pigalle, critique d’art et prêtresse de la nuit (rien que ça), son tirage est souvent orienté sexe. Une fois n’est pas coutume, je m’assois et tire les cartes. La Papesse et le Soleil s’affrontent en duel.

 

 

Le Chariot, le Soleil et la Papesse

 

 

PARTENAIRE ALCOOL, Friend ou Ennemi ? 

Depuis deux ans, les partenaires alcools sont plus que présents. Ils complètent le line-up et motivent le public. Pas si courant que ça dans l’organisation parisienne.

Ma question : Jaggermeister est-il l’alcool de l’ésotérisme ? Ce mélange aux herbes, pourtant toujours mon préféré, m’a fait défaut ce jeudi… Alors que les meilleurs moments font l’unanimité, les avis divergent sur les pires gueules de bois. Fireball, Chatreuse, Jagger ? Des bribes de soirées me manquent, voire des pans entiers disparus parfois. Signe d’une soirée réussie ou excès inévitable ? Mauvaise habitude ou punition divine ? Ces questions resteront sans réponses.

 

 

PREaCHIN THE FUZZ  //

 

Alors que sur scène ça s’active, l’entracte est assuré par Jean-Mi qui prêche la Sainte Histoire de La Relève, doublé du set sixties-mods du fin connaisseur David Baker. Le ton est donné. La messe de ce jeudi est douce et festive.

 

Question prog, se retrouve ce soir uniquement le nec plus ultra : le concentré des plus belles perf’ de l’année. Un choix de programme avisé. À la tête de l’affiche, les Bad Pelicans ont fait l’unanimité lors de leur dernier passage. Selon un sondage organisé dans le staffcrew, on peut le dire : les Mauvais Pelicans remportent haut la main la palme du meilleur souvenir. Pour moi aussi. Concentré punk pop garage scream (or whatever man), le trio retourne le Bus une fois encore. Une vraie Relève-ation !

 

 

 

 

VEENUS, le premier groupe du plateau, est l’illustration du boulot de l’organisation. Avec 2 concerts à leur actif (à la Guêpe & et à la Mécanique Ondulatoire), leur troisième show se fera dans le club mythique de la rue Fontaine. Ce parti pris, ils l’ont choisi et ils en font leur intention : ouvrir les portes de grandes scènes aux groupes émergents.

 

 

« Nico:  Les orgas se fient trop au pourcentage des réseaux sociaux; ce qui fait que certains groupes qui débutent, ou qui n’ont pas eu les outils de com’ nécessaires, n’ont que 250 likes. Ça les bloque dans leur développement. Pourtant c’est pas si grave et ils en veulent autant.

 

Sarah: Tant mieux pour nous ! (rire)  »

 

 

 

 

 

Pas que le Bus Palladium soit mon paradis, mais avoir Elvis à la porte en détend plus d’un. Ni le prix exorbitant des boissons ni la mauvaise volonté des barmans (et de leur pistolet à alcool) ne saurait empêcher un amateur de bonne musique de fréquenter ces lieux. L’équipe s’agrandit (avec Fabian, Aude et Élodie), se développe avec du booking et des cartes blanches avec d’autres salles (Espace B/Supersonic). Leur dernière extravagance ? Faire tourner les allemands de Roaring 420’s en France. Mission accomplie.

 

 

Pourquoi le Bus ?

 

« Sarah : Nos plus gros dispositifs, on les fait ici car on sait qu’on en est capable et qu’on nous fait pleinement confiance. Il y a une liberté et une fidélité de leur part aussi. On est en famille, ici.

 

Nico : Quand les groupes arrivent pour balancer, c’est genre « Ah bon, c’est La Relève ? Ok, c’est parti ». Ça les emmerde mais le taf est bien fait. On peut compter sur cette équipe très compétente et qu’on connait bien maintenant.  »

 

 

 

 

Je pourrais vous faire l’éloge de SPA MASSAGE mais ce ne serait pas le lieu ni le sujet (et vous en entendrez parler bien assez tôt). La collaboration Mauvais-Relève ne fait que commencer mais les reports ne manquent pas, au même titre que les photos qui finissent pas se ressembler au fil des soirs. Notre but est commun, celui d’innover et d’offrir un nouveau point de vue, un nouvel angle à cette scène qui ne saurait mourir.

 

 

Votre meilleur souvenir ?

 

« Nico : Mon meilleur souvenir, c’est par forcément des performances lives, c’est plus quand les soirées se sont passées dans le respect, l’écoute, l’entente…

 

Sarah : Il y a beaucoup trop d’émotions pour en choisir une. On a chialé, ri, hurlé de joie, ragé.  »

 

 

Comment ça se construit une organisation à but non lucratif ? Quelle est la réalité derrière cette soirée musicalement pas rentable ? 

 

« Sarah : Ça a été très difficile au début au niveau de la rémunération et de nos deals avec le Bus. Tous les bénéfices sont re-alloués aux groupes et à l’asso. C’est une logique non lucrative en effet et c’est souvent difficile d’être à l’équilibre ! On essaye de mettre le moins d’écart entre les têtes d’affiches et les premiers noms. C’est un peu notre marque de fabrique.  »

 

 

 

Qui en profite..? Nous ? Les Friends ? La Relève ? Le Bus ? Quoi qu’il en soit, du milieu du fric et de la fête, nous on est bien là pour trinquer à ta santé, et même celle de ta mère. Une épaule sur laquelle rire, pleurer, morver. Une équipe de connards solidaires mais de cools connards.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

. . . . . . . .
Musique

LA RELEVE & FRIENDS : bienvenue en backstage

Par Adèle Colonna Cesari

Avr 2017


À voir aussi
Vu sur

NEWSLETTER COOL

NOS EVENTS ET NOS ARTICLES ICI