LOVE COFFIN good danish viibes

Par , le 14 juin 2017.

Les semaines passent et les mots se perdent. L’article stagne, mes idées disparaissent. Les photos en point de repère serviront de supports mémotechniques. Quoi de mieux pour vous faire comprendre un langage cødé ?

Le propos quel est-il ? Un groupe danois de musique « glam-mean » si on en juge par la description donné sur les réseaux sociaux. Ça fait doucement rire certains à y regarder de plus près. Non ils n’ont pas l’air si méchants, leur musique non plus.  À première vue peut-être, pourtant les Love Coffin s’occupent juste de retourner la conception de la darkitude. Juste.

 

 

Après un essai de définition bien compliqué, MAUVAIS se glisse dans les coulisses de leur deuxième tournée européenne. Enfin de sa parenthèse parisienne plutôt, parce que sérieux c’est pas donné ces conneries.

 

 Provocation insulaire?

 

 

L’album VERANDA derrière eux, c’est chez Third Coming Record que les danois sortent leur nouvel EP BUFFALO THUNDER et leur très nouveau single « Take Good Care Of Me ». Sous cette étiquette Louis Legris, orchestre, rassemble et fait défiler les groupes les plus chelous du moment. Du glam au post punk poussant jusqu’à la deep new (old) wave, l’univers est large et presque angoissant mais permet de dépasser les frontières des langues latines. En danois par exemple suce moi les boules se dit: lèche mes oignons. Un décalage pas énorme de civilisation.

Malgré des sonorités irrégulières à l’oreille française le public semble réceptif intrigué par la vibe. Copenhague à beau être sur une île, il en faut plus pour rendre ces autochtones inabordables.

 

 

Mécanique Ondulatoire, 29 mai 2017.

Après avoir retourné l’Espace B (la vidéo en témoigne) pour leur deuxième date de tournée, c’est à Bastille qu’ils confirment leur ton. Report d’un lundi soir trop chaud passage Thiéré.

 

 

Si dans la vie les LOVE COFFIN sont sans limite, dans la musique aussi seuls le début et la fin sont des repères compréhensibles pour le cerveau humain. Outre ces marqueurs temporels, le show est étourdi par un brouhaha saturé et tendu. Un vrombissement indescriptible plane au dessus du set comme un nuage atomique… ou un chant de sirène.
Il faut s’accrocher au navire pour ne pas tomber ou s’y abandonner sans lutte. Voilà deux écoles. J’ai choisi la mienne.

 

 

(c) Adèle Colonna Cesari

 

 

Saturation de rigueur greffée de matière plastique froide, l’esthétique 80’s/90’s résonne plus profondément qu’une affaire de style. Clavier, guitare, basse, batterie percutante et ce jusqu’à l’utilisation d’une plaque d’aluminium qui redonne écho à la voix. On ne se refuse rien. Le visage crispé et révolté, la folie fait un signe de la main, t’invite à sombrer. Tu viens ou tu viens pas ?

 

 

© Adèle Colonna Cesari

 

Pas vraiment le choix. On subit la montée en tension à chaque chanson d’une situation à sa crise. On repassera pour la résolution ça, c’est pas leur affaire.

Les allers retours de Kristian s’intensifient et la guitare ne fait plus qu’un avec l’ampli. Le son est sacralisé, c’est le culte final. Les musiciens quittent la scène un par un laissant l’instrument seul, criant encore l’agonie et pas pressé de mourir.

 

Il est temps de quitter les lieux pour nous aussi.
Grillé par la noise, on sort du show titubant et perturbé. Plus que pour l’attitude, la balade vaut le détour : c’est un road-trip. On reviendra.

Mais de la même façon qu’une voiture a besoin d’essence, les danois ont besoin de carburant. Tous les chemins mènent au Pigalle Country Club

 

Casse-couilles presque cool

 

Lasse (clavier/guitare) manque à l’appel, il a disparu avec Louis quelque part. Jesus aka Christian aka tour manager guy est au centre de l’image

 

 

Les enfants terribles ont encore du chemin à faire. Apeurés par l’image qu’ils pourraient donner, peut-être encore incertains du propos, ils brouillent les pistes. Sabotage ou indécision le résultat est le même. Chez Mauvais, on est pas rancunier pour un sou, confession pour confession, on a lutté en vain pour leur tirer les vers du nez, sans succès. L’interview ne se fera pas. L’intrigue est là mais les mots manquent. On espère les voir grandir… mais pas trop vite quand même.

 

IN THE MEANTIME, STAY WILD BABY.

 

(c) Adèle Colonna Cesari

LOVE COFFIN good danish viibes Par , le 14 juin 2017, dans Sonotone.
En voir plus du même auteur : Adèle Colonna Cesari
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