Zappa sur son trône

Par , le 28 juin 2017.

Tu comptes voir ton amant à Londres ? Emmène-le à l’expo’ wock’n’woll de l’été.

 

Whitebank Fine Art a le plaisir de présenter sa première exposition de photographie, qui contient des portraits originaux de deux icônes de la scène musicale internationale, Frank Zappa et Jimi Hendrix.

 

Les photographes Robert Davidson et Mike Berkofsky ont passés près d’un demi -siècle à chercher leurs négatifs perdus. C’est donc un privilège de pouvoir exposer ces photographies originales aujourd’hui, exactement 50 ans après que celles-ci furent réalisées.

 

Allez, on t’raconte l’anecdote.

 

Au cours de l’été 1967, Robert Davidson, 19 ans et toutes ses dents, fut mandaté pour photographier Frank Zappa dans sa chambre d’hôtel à Londres afin de promouvoir le prochain concert de ce dernier au Royal Albert Hall. Après l’avoir fait entrer, Zappa voulut utiliser le pipi-room.

 

Robert saisit alors l’opportunité et lui demanda à travers la porte entrebâillée s’il était possible de le photographier sur le trône.

 

« Yeah, sure » dit M’sieur Zappa.

 

Cette série d’images, communément connue sous le nom de « Zappa Krappa » (« Zappa aux chiottes ») est presque immédiatement devenue culte, dont une se démarquera particulièrement. Un sentiment partagé par Zappa lui-même en 1983, qui déclarait : « Je suis probablement plus célèbre pour m’être assis sur des toilettes que pour autre chose. ».

 

 

 

 

Dans les années 1960, l’image est apparue dans l’exposition marquante du Victoria & Albert Museum,  «You Say You Want a Revolution», dont on vous a précédemment parlé.

 

La prolifération de cette image peu conventionnelle, avec des reproductions d’affiches par millions, a propulsé ce portrait intime de Zappa dans l’histoire de la culture pop.

 

Trois mois après cette séance photo, les managers de Zappa, pensant que Davidson profitait de manière abusive et exclusive de ces images de plus en plus populaires, envoyèrent des représentants au studio du photographe, où il fut forcé de se séparer de ses négatifs originaux. Pas cooool…

 

Cependant, ces mesures se sont révélées futiles en raison de la grande quantité de reproductions clandestines qui existaient déjà et, finalement, ni Davidson ni Zappa ne reçurent jamais de rémunération grâce à cette photo.

 

Plus tard en 2010, Davidson apprit que ses négatifs étaient sur le point d’être vendus en ligne par une entreprise de disques de Los Angeles, Rockaway Records, qui les avait achetés parmi les biens de la succession d’Herb Cohen, manager de Zappa. Davidson contacta Rockaway Records pour raconter son histoire et ils acceptèrent de lui rendre les dix négatifs survivants pour une somme symbolique. Mark Steckler, directeur de Rockaway, déclara: «Nous sommes simplement heureux que Robert Davidson puisse les récupérer».

 

 

Une autre histoire cachée derrière un portrait du legen… wait for it… DARY Hendrix est également présente lors de cette exposition. On est sympa, on évite les spoilers.  Vas-y, tu l’raconteras aux copains !

Zappa sur son trône Par , le 28 juin 2017, dans Sonotone.
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